L’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire, Ibrahima Kourouma, et son ex-directeur administratif et financier, Mohamed V Sankhon, se sont retrouvés ce mercredi 26 février 2025 devant la Cour de Répression des Infractions Économique et Financière (CRIEF). En jeu : une affaire de « détournement de fonds publics et enrichissement illicite » portant sur la modique somme de 12 millions de dollars et 612 milliards de francs guinéens.
Au cours de l’audience, le juge Yagouba Conté a reconnu une légère erreur d’aiguillage : au lieu de demander à la conservation foncière les biens des prévenus et de leurs proches, il aurait dû s’adresser à la Direction nationale du Domaine et du Cadastre (DOCAD). Résultat ? Un petit contretemps administratif et un renvoi validé sans heurts par le parquet et la partie civile.
Mais c’est sur la question des experts de l’IGE que l’ambiance a chauffé. Ces derniers, auteurs du rapport d’inspection couvrant la gestion du ministère de 2011 à 2021, devaient initialement répondre par écrit aux observations des avocats. Une idée qui n’a pas du tout convaincu la défense qui a manifesté le désir de les voir, les entendre et leur poser des questions !
Le juge a donc tranché : les experts viendront s’expliquer en personne, et la DOCAD devra livrer une liste complète des biens des prévenus.
L’affaire est désormais renvoyée au 5 mars prochain.
Aliou
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