Le congrès extraordinaire de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), initialement prévu les 19 et 20 avril 2025, n’aura finalement pas lieu à cette date. Depuis le 21 mars dernier, la direction du parti a décidé de le reporter à une date ultérieure. Une décision qui tombe après un jugement du Tribunal de Première Instance de Dixinn, rendu le 28 février 2025, suspendant toute activité élective au sein du parti jusqu’à nouvel ordre.
Comme si cela ne suffisait pas, le parti doit également gérer les remous liés aux poursuites dans l’affaire de la vente de la seule compagnie aérienne guinéenne, dans laquelle son président, Cellou Dalein Diallo, actuellement en exil, est cité. Une situation qui n’a fait qu’ajouter à la confusion et à l’incertitude qui pèse sur la direction du parti.
Interrogé sur la crise interne que traverse l’UFDG, Lamarana Pety Diallo, président du Cercle des Amis de Gaoual UFDG, n’a pas fait dans la langue de bois. Selon lui, il est temps que les cadres du parti prennent leurs responsabilités. En effet, selon lui, le fonctionnement actuel n’est plus ce qu’il était. « Le président du parti n’est pas là, le parti fonctionne certes, mais on voit bien que ce fonctionnement n’est plus comme avant. Les militants s’interrogent, l’espace est vide. Les cadres partent les uns après les autres parce que les textes ne sont plus respectés depuis un certain nombre d’années », déplore le proche du ministre Ousmane Gaoual Diallo.
Poursuivant, Lamarana Pety Diallo a insisté sur un point : c’est au bureau exécutif national de prendre les décisions, et non à la direction nationale de l’UFDG, qui, selon lui, est censée appliquer les décisions et non les prendre. « Le bureau exécutif national est l’organe de décision. Ce sont ses membres qui doivent décider de ce qui doit être fait. Autrement dit, les exclusions sont injustifiées parce que ce n’est pas le bureau exécutif qui s’est réuni pour exclure les responsables », a-t-il indiqué.
Dans cet imbroglio politique, il appelle les responsables à mettre de côté leurs divergences pour que le parti puisse répondre aux exigences de l’État et fonctionner dans le respect des textes en vigueur. « Parce que c’est l’État qui gère le parti politique. Ce n’est pas quelqu’un, ce n’est pas moi, ce n’est pas monsieur Ousmane Gaoual, ou Fodé Oussou, ou je ne sais qui », a-t-il conclu.
Oury
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