À moins d’un mois du référendum constitutionnel, prévu pour le 21 septembre 2025, le Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG) a appelé les autorités de la Transition à interrompre le processus en cours. Dans une déclaration publiée le jeudi 28 août à Conakry, la coordination du mouvement estime que ce retour annoncé à l’ordre constitutionnel est « mal préparé », « clivant » et « répressif ».
Le FFSG exprime ses inquiétudes face à ce qu’il qualifie de « violations répétées » des droits et libertés. Le mouvement cite notamment des arrestations jugées arbitraires, des restrictions contre la presse, mais aussi des cas de disparitions forcées, dont celui de l’avocat et ancien bâtonnier Me Mohamed Traoré.

Les Forces Sociales dénoncent également l’absence d’un fichier électoral crédible, pointant des « irrégularités » dans l’enrôlement, comme l’inscription de mineurs, le refus d’enregistrer certains leaders politiques, ou encore un déploiement jugé inéquitable du matériel électoral.
L’organisation critique par ailleurs l’absorption de l’organe de gestion des élections par le ministère de l’Administration du territoire, une décision contraire, selon elle, aux recommandations formulées lors du dialogue politique de 2023.
Dans son communiqué, le FFSG s’inquiète aussi de la dissolution et de la suspension de certains partis politiques, perçues comme des mesures d’exclusion contraires à un processus de transition apaisé.
« Le retour à l’ordre constitutionnel ne peut se résumer à de simples formalités administratives », souligne la coordination, qui appelle les autorités de la Transition, ainsi que les partenaires du pays, à privilégier une approche plus inclusive afin de garantir un climat démocratique et respectueux des droits.
Aliou Nasta
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