C’est un tournant structurel que vient d’amorcer le chef de l’État guinéen. Dans un décret lu à la télévision nationale le lundi 30 juin, le président de la transition a acté une refonte en profondeur de l’architecture gouvernementale, marquée par la création de cinq nouveaux ministères issus de la scission de départements existants.
Ce remaniement institutionnel, présenté comme une proposition du Premier ministre, vise à « affiner les politiques publiques » et à renforcer la spécialisation des portefeuilles ministériels. Une approche qui, selon certains analystes, pourrait permettre une meilleure efficacité administrative dans la conduite de l’action gouvernementale.
Cinq ministères éclatés, dix portefeuilles désormais distincts
La réforme touche notamment des départements clés :
Le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage est désormais divisé en deux entités distinctes : un ministère de l’Agriculture et un ministère de l’Élevage.
Même logique pour le ministère de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, qui cède la place à deux ministères séparés : l’un pour l’Énergie, l’autre pour l’Hydraulique et les Hydrocarbures.
Le Commerce se sépare de l’Industrie et des PME, désormais rassemblées dans un ministère à part, peut-être pour mieux appuyer le développement du tissu entrepreneurial.
La Jeunesse et les Sports deviennent deux entités autonomes, un signal fort à une jeunesse souvent marginalisée dans les politiques publiques.
Enfin, le vaste ministère de la Culture, de l’Artisanat, de l’Hôtellerie et du Tourisme est scindé, permettant ainsi à la Culture et à l’Artisanat d’avoir leur propre pilotage, tout comme l’Hôtellerie et le Tourisme, secteurs stratégiques pour l’attractivité du pays.
En attendant la nomination de nouveaux titulaires pour ces départements réorganisés, le décret présidentiel précise que les ministres en fonction continueront d’assurer l’intérim, en vertu du décret de mars 2024 définissant la structure gouvernementale actuelle.
Oury Garaya Bah
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