La campagne de vulgarisation de l’avant-projet de la Constitution, initiée le 6 novembre 2024 par le président du Conseil National de la Transition (CNT), suscite de vives réactions en Guinée. Parmi les plus critiques, l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) rejette fermement l’initiative, qu’elle considère comme une manœuvre politique visant à maintenir le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) au pouvoir.
Souleymane Souza Konaté, président de la commission Communication de l’ANAD ne mâche pas ses mots : « L’ANAD rejette catégoriquement cette campagne de vulgarisation de l’avant-projet de Constitution. Pour nous, c’est une mascarade destinée à prolonger le pouvoir erratique et chaotique du CNRD. Ce texte est un outil politique pour permettre la candidature du chef de la junte à la prochaine présidentielle, et non une solution aux véritables besoins du peuple guinéen. »
Dans cette sortie, le conseiller en communication de Cellou Dalein Diallo a insisté sur le respect de la date butoir du 31 décembre 2024 pour la fin de la transition militaire. « Toute tentative de prolongation au-delà de cette date sera considérée comme une provocation. L’ANAD, avec les forces vives de la nation, exigera alors la mise en place immédiate d’une transition civile. Celle-ci doit conduire à des élections crédibles, pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel et démocratique », a prévenu Souleymane Souza Konaté.
Pour l’ANAD, ce processus de vulgarisation est un « simulacre », conçu pour servir les ambitions personnelles du pouvoir en place. Selon elle, la Guinée mérite mieux qu’un tel détournement de la transition.
Amadou Camara
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